À propos du pois doux blanc - «Inga Laurina», en Martinique. Souvenir

Mis à jour : 28 avr. 2018


Lorsque nous étions petits, à une époque où les bonbons se faisaient rares et que nous cherchions un prétexte pour partir en cavale loin du foyer familial, j'aimais aller - avec mes amis, mes frères et mes soeurs, à la recherche de cet arbre pour y cueillir le pois sucré que nous dégustions avec plaisir. Il remplaçait les bonbons que nous n'avions que très rarement.


C'est un arbre qui peut atteindre jusqu'à 20 m de haut et qui fleurit entre les mois de mars et mai. Ses feuilles sont composées de deux paires de grandes folioles elliptiques, disposées de part et d'autre du rachis, sans foliole terminale. Il produit de jolies fleurs blanches très aimées des abeilles. Ces fleurs donnent naissance à des gousses charnues, de formes plates et d'un beau vert foncé. Elles renferment une dizaine de grosses graines logées dans une chair blanche, cotonneuse et sucrée, qui rappelle un peu l'arôme de la glace à la vanille.


Enfants nous raffolions de cette chaire sucrée. Les anciens vous diront qu'ils taillaient les branches de ces arbres pour les utiliser comme paillage des cultures afin de limiter le développement des mauvaises herbes et également pour enrichir le sol en azote.


On utilisait aussi jadis ces arbres pour faire de l'ombre dans les cultures de café et de cacao.


Voilà un beau souvenir de cet arbre qui faisait autrefois parti du paysage martiniquais et qui a été amputé du décor. On n'en retrouve que quelques-uns, mais il faut ouvrir l'oeil.

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